Forêts (postproduction)

Forêts court (post-porduction)
Texte surimposé sur une forêt sous-marine du Pipmuacan
Résumé

Ce court métrage documentaire nous plonge dans un univers mystérieux et dénaturé, qui permet de méditer sur l'impact de l'industrialisation des ressources naturelles, en plus de questionner notre rapport à l'environnement. Il touche aux thèmes de la transformation et de la capitalisation de la forêt par l'être humain, ainsi qu'à la distanciation et la déconnexion qu'il entretient avec elle. « Forêts » tente de refléter ce sentiment d'étrangeté, entretenu au sein de ce rapport de domination entre l'humain et la nature.

Synopsis

Dans un environnement sombre qui semble hors du temps, des particules à peine perceptibles bougent au ralenti devant l'objectif. La caméra avance tranquillement, comme si nous étions en apesanteur. Plus la caméra se déplace, plus nous remarquons la forme des silhouettes se découper précisément pour devenir des arbres; des conifères, des épinettes noires, des grands pins.

L'image se précise lentement avec une légère lumière orangée. Il devient de plus en plus évidement que nous sommes submergés, sous l'eau. Et la forêt s'éclaire grâce aux rayons du soleil qui percent la surface de l'eau.

Jusqu'à ce moment, aucun son n'était perceptible, seulement une présence sourde du barrage au loin qui suggère un sentiment d'enfermement (par exemple, les sons mécaniques des turbines sous l'eau ou le débit rapide du courant en basses fréquences). Des sons percussifs étouffés se font entendent à intervalles irréguliers et deviennent de plus en plus présents et reconnaissables. Ensuite, des sons de crépitements prennent de l'ampleur, pour devenir ceux d'un feu de forêt en croissance.

À ce moment, l'image se colore aux teintes orangées et rougeâtres, pour se transformer en une forêt enflammée. Cet incendie semble être hors de contrôle et ravage violemment la forêt boréale. L'image de ce brasier se mélange à des prises de vues sous-marines de débris d'arbres submergés qui ressemblent à des tisons de feux virevoltants. L'image des flammes est traitée avec de plus en plus de pixelisation, jusqu’au générique de fin où, sur fond noir, on peut entendre une voix en langue innue.